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Le Sénégal est un pays d'émigrés.
Chaque année, la population rurale des
11 départements du pays, converge vers
des métropoles comme Dakar et St. Louis
en quête d'un emploi à plein temps et
d'un meilleur niveau de vie. D'autre
part, des milliers de Sénégalais
quittent le pays pour gagner leur vie à
Paris, Marseille, Madrid, Montréal,
Toronto et New York.
Comme pour tous les immigrants, ces
nouveaux venus ont le mal du pays et
s'efforcent d'inculquer à leurs enfants
la culture de leurs ancêtres en les
familiarisant avec la cuisine
traditionnelle. Les mets traditionnels
paysans sont constitués de ragoûts et de
bouillies préparés avec des céréales
traditionnelles telles que le mil
d'Afrique, le mil d'Inde, du fonio et du
sorgho. Or, ces céréales
traditionnelles de la campagne
sénégalaise sont rarement transformées
pour leur commercialisation sur le
marché urbain et les citadins qui
préparent des mets traditionnels pour le
Ramadan et l'Aïd utilisent souvent de la
farine de maïs ou des pommes de terres
déshydratées à la place de ces
ingrédients.
Avec l'aide de l'ADF, la Vivrière, une
petite unité de transformation et de
commercialisation alimentaire située
dans une banlieue de Dakar s'efforce de
renforcer ses ventes des céréales
locales à une clientèle urbaine de plus
en plus nombreuse et sur le marché
international. La Vivrière achète du
mil et d'autres céréales à une
cinquantaine d'exploitants de 20
villages. Les fonds accordés par l'ADF
permettront à l'entreprise d'augmenter
ses achats de matières premières et, ce
faisan, le volume des ventes grâce à la
construction des infrastructures
suivantes :

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Illustrations : (1) Carte géographique du Sénégal avec le site de la
Vivrière dans la banlieue de Dakar ; (2) Photos des produits de la
Vivrière. Photos réalisées par Sarah Day. |